vendredi 10 juillet 2015

Pleins de raisons pour aller voir le Festival des Jardins de CHAUMONT : cette année les jardins extraordinaires et de collection sont célébrés


 

Deux exemples des jardins  présentés cette année (pas choisis par hasard - car tout s'y mange ou se cuisine !)

extrait du site : http://www.domaine-chaumont.fr/accueil

JARDIN 6 – 
    A TABLE !
Ce jardin célèbre l’un des plaisirs les plus simples de la vie : partager un repas.
Il recrée le paysage d'une garden-party, dont la principale caractéristique est une grande table, entourée d'une prairie de fleurs sauvages et décorée de lampions au design étrange.
Quand on regarde de plus près ces lumières, on réalise que l’on a à faire à des plantes carnivores de la famille des Nepenthacées, qui nous ont rejoints pour le repas...
La grande table présente une collection de variétés de fruits et légumes extraordinaires. La plupart appartiennent à des espèces anciennes, produites par pollinisation et donc peu connues, car inadaptées à l'agriculture à grande échelle. Leurs graines ont été cultivées avec soin, et transmises d'une génération à l’autre comme des biens précieux pour leur goût, leur couleur, leurs propriétés médicinales ou leur faculté d'adaptation.
Ces tomates noires, poivrons pourpres, choux-fleurs violets, aubergines blanches, blettes suisses rose fushia, « épinards » grimpants, entourés de fleurs et d’herbes aux textures et formes variées, sont aussi surprenants que familiers.
Au jardin « À table ! », chacun a de quoi se nourrir. Les espèces comestibles que l’on y trouve se sont régalées des riches substances nutritives du « jardin lasagna », où sont compostés les déchets organiques. Le système « olla », des pots d'argile remplis d'eau et enterrés dans le sol, assure l’irrigation des plants. D'autres pots constituent un lieu d'incubation pour la nourriture favorite des plantes carnivores, les moustiques. Quant à nous, les humains, nous goûtons les fruits, fleurs et végétaux au goût intense et nous humons avec délice le parfum des fraises sauvages et des variétés de plantes herbacées. Nous dévorons des yeux les couleurs et textures extraordinaires de la famille des choux.

 CONCEPTEURS

MARSEILLE BUITEN -Jeroen MARSEILLE- et mpLANDarch -Monika POPCZYK-, architectes-paysagistes PAYS-BAS

 

JARDIN 14 – LA RARETÉ SE MANGE-T-ELLE ?

La rareté se mange-t-elle ou est-elle faite pour être vue ? C’est le parti pris de ce jardin qui nous fait entrer dans un univers appétissant. Composé uniquement de plantes comestibles, il donne à voir une collection et offre une association originale de végétaux. Il est l’occasion de découvrir des variétés oubliées, mais également de les observer sous un autre angle. Connaissez-vous la racine du salsifis, du radis, ou encore celle du topinambour ? Mais savez-vous à quoi ressemblent ces plantes ? Savez-vous comment elles fleurissent ?
Passez le sas, et immergez-vous dans un jardin façonné par l’homme où l’expression des plantes est laissée libre. La trame orthogonale au sol, les tables de cultures et la structure, relique abandonnée d’une ancienne serre, révèlent cet espace géré par l’homme. C’est un ancien laboratoire d’étude des végétaux vivriers, ancien car les légumes ont décidé de s’échapper, de reprendre leur liberté, et de réinvestir ce lieu. D’un côté, il expose une production en laboratoire, qui présente la multiplication et l’amélioration des espèces. De l’autre, les végétaux s’épanouissent et révèlent leurs possibles. Les haricots, pois et houblons devenus dissidents, se dressent pour s’emparer de la structure. L’aneth et les courges prospèrent à outrance et envahissent peu à peu le jardin. Les moutardes, chicorées, salsifis et radis se propagent et s’entremêlent pour exposer leurs floraisons. Les cardes y exhibent leurs couleurs flamboyantes, les physalis leurs fruits originaux, et les artichauts leurs majestueuses silhouettes. Tous ces végétaux défilent en collection et façonnent le jardin. Les plantes s’y développent afin de nous montrer certaines de leurs caractéristiques trop ignorées. La rareté ne serait-elle pas là ?


CONCEPTEURS

Bertrand COUDRAY, Jean-Charles BUSSON et Romain SAMSON, paysagistes DPLG, et Jérôme Mure, entrepreneur paysagiste FRANCE

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