mardi 1 novembre 2011

Confiture de citrouille aux raisins secs


Novembre, Halloween, ... les journées raccourcissent et les ombres s’allongent. Allons à la rencontre d’un monde fantastique qui fascine les petits, amateurs de déguisements et de bonbons, et les grands, amateurs de frissons… et profitons en pour réchauffer la maison avec des confitures de saison !

Ingrédients :
2 kg de citrouille
150 g de raisins secs
2 citrons non traités
2 kg de sucre cristallisé

- Laver les raisins et les faire tremper dans l'eau froide et un peu de Cognac 24 heures.
- Eplucher la citrouille. Couper la chair en cubes, mettre ces derniers dans une terrine avec le sucre et laisser macérer 24 heures.
- Le lendemain, égoutter les raisins.
- Laver les citrons, prélever leur zeste et couper les fruits en tranches.
- Mettre les raisins et les cubes de citrouilles dans une bassine à confiture accompagnés du citron.
- Faire cuire une heure à feu moyen.
- Mettre en pots.

Un petit extrait de texte savoureux sur le monde étrange des "invisibles"...
Le narrateur est confronté à des phénomènes étranges. Il pense qu’une créature, le Horla, s’est installée chez lui.

Julian-Damazy, illustrations pour Le Horla, Œuvres complètes illustrées de Guy de Maupassant, édition Ollendorff, 1903«Or, ayant dormi environ quarante minutes, je rouvris les yeux sans faire un mouvement, réveillé par je ne sais quelle émotion confuse et bizarre. Je ne vis rien d’abord, puis, tout à coup, il me sembla qu’une page du livre resté ouvert sur ma table venait de tourner toute seule. Aucun souffle d’air n’était entré par ma fenêtre. Je fus surpris et j’attendis.

Au bout de quatre minutes environ, je vis, je vis, oui, je vis de mes yeux une autre page se soulever et se rabattre sur la précédente, comme si un doigt l’eût feuilletée. Mon fauteuil était vide, semblait vide ; mais je compris qu’il était là, lui, assis à ma place et qu’il lisait. D’un bond furieux, d’un bond de bête révoltée, qui va éventrer son dompteur, je traversai ma chambre pour le saisir, pour l’étreindre, pour le tuer !... Mais mon siège, avant que je l’eusse atteint, se renversa comme si on eût fui devant moi... Ma table oscilla, ma lampe tomba et s’éteignit, et ma fenêtre se ferma comme si un malfaiteur surpris se fût élancé dans la nuit, en prenant à pleines mains les battants.
Donc, il s’était sauvé ; il avait eu peur, peur de moi, lui !»

«Donc les invisibles existent !» (Guy de Maupassant, Le Horla -1887)

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