mardi 5 avril 2011

Who's Alice Babette Toklas ?

Issue d'une famille de la bourgeoisie juive d'origine polonaise, Alice Toklas fait des études de musique, en particulier de piano, à San Francisco et à Seattle. Elle rencontre Gertrude Stein à Paris en 1907. Ensemble elles tiennent au 27, rue de Fleurus un salon qui attire des écrivains tels que Hemingway, Scott Fitzgerald, Thornton Wilder ... ainsi que des peintres avant-gardistes comme Picasso, Matisse et Braque.

Tour à tour cuisinière, secrétaire, confidente, amante, muse, éditrice et critique de Gertrude Stein, Alice Toklas reste dans l'ombre jusqu'au jour où Gertrude Stein publie ses propres mémoires en 1933 sous le titre provocateur de The Autobiography of Alice B. Toklas, en faisant parler sa compagne à la première personne.

Elles connaîtront ensemble l'exil volontaire dans le Bugey durant les années d'occupation et ne se quitteront pas jusqu'à la mort de Gertrude Stein en 1946.

En 1954, Alice Toklas publie un livre mêlant souvenirs et recettes sous le titre The Alice B. Toklas Cookbook. La recette la plus connue (qui lui a été soufflée par son ami l'écrivain Brion Gysin) s'appelle haschisch fudge, un mélange de fruits secs, d'épices et de «canibus sativa» [sic], d'où l'appellation de certaines préparations à base de cannabis et de chocolat : Alice B. Toklas brownies. Un second livre de cuisine paraît en 1958 : Aromas and Flavors of Past and Present. Elle écrit par ailleurs différents articles dans The New Republic et le New Yorker.

Source : Wikipedia


Traduit de l’anglais par Claire Teeuwissen Préface de Françoise Collin Collection « Griff » Réimpression avec un index des recettes Ed. de Minuit, 1999 274 pages ISBN : 270731692X

Le Livre de Cuisine de Alice Tolkia
Présentation de l'éditeur

Comme Gertrude Stein, elle a vécu la révolution artistique du début du siècle et la maison qu’elles ont habitée un certain temps, rue de Fleurus, a été le salon où se rencontraient Picasso, Braque, Matisse, Apollinaire, Max Jacob, Hemingway et Fitzgerald.

Dans ce Livre de cuisine, elle raconte les soirées qu’elles passaient chez leurs amis, à Paris ou à la campagne, elle parle de son émerveillement devant les plats qui leur étaient servis et de la façon dont les tables étaient mises, de leurs voyages gastronomiques à travers la France comme s’il s’agissait de la célébration d’un rite joyeux auquel elles étaient admises.

Le Livre de cuisine n’est cependant pas un livre de recettes. En effet, si pour Gertrude Stein comme pour Alice Toklas, la cuisine est au centre de leur vie et de leur œuvre, c’est comme un prétexte comme une expression de la France par opposition à l’Amérique. Les éléments narratifs et anecdotiques illustrant la vie de Gertrude Stein, d’Alice Toklas et de leur entourage se mêlent à la copie de recettes de cuisine recueillies de la bouche de Gertrude Stein ou d’amis gourmands. Ainsi l’on peut savoir comment préparer les plats préférés de la Princesse de Rohan, de Picasso ou de Pierre Balmain. On découvre également qu’il y a un moyen d’écrire une recette de cuisine autrement que dans un livre classique. Alice Toklas montre comment il y a un choix de mots pour former une recette, et que ces mots se suffisent très bien en eux-mêmes pour qu’on puisse trouver du plaisir à lire les recettes tout en préparant les plats le cas échéant. On est donc très étonné de cette façon aussi originale qu’éclectique d’aborder l’art culinaire.

Mais aussi, Le Livre de cuisine d’Alice Toklas est une sorte de “ journal de bord ”, d’une structuraliste avant l’heure, chez qui l’analyse du “ cru et du cuit ”, de l’humide et du sec, éclaire sur les différences de culture entre deux pays à travers les relations qu’ont entretenues entre elles les deux écrivains que furent Gertrude Stein et Alice Toklas. On ne connaît généralement Alice Toklas qu’à travers les écrits de Gertrude Stein : Autobiographie de tout le monde, mais surtout Autobiographie d’Alice Toklas, ouvrage dans lequel Gertrude Stein raconte les souvenirs d’Alice Toklas à la première personne du singulier, après avoir expliqué que cette dernière n’avait pas le temps d’écrire elle-même. Dans Le livre de cuisine, écrit après la mort de Gertrude Stein, dans les années 50, Alice Toklas reprend la parole et raconte à sa façon ce que fut sa vie avec Gertrude Stein à partir de 1910, mais elle éclaire aussi la vie de Gertrude Stein et du milieu dans lequel elles vivaient, tout en rendant un hommage à celle qui fut sa compagne pendant trente-huit ans.

Source bibliosurf.com

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