mardi 31 mars 2009

Le Pape du Pop Art : Andy Warhol, de la soupe à Marilyn


Andy Warhol, né à Pittsburgh, en 1928, devient au début des années 1960 la star d'un nouveau courant artistique : le Popular Art dit "Pop Art", qui met en scène des objets courants.

Ses oeuvres reflètent les grands bouleversements de la consommation aux Etats-Unis, puis partout dans le monde.
Elles marquent l'arrivée d'une nouvelle ère, celle de la fameuse "société de consommation", offrant du "consommable" facile et abordable par tous, presque sans limite - remis en cause aujourd'hui.

Les boîtes de soupes Campbell's, motif majeur dans l'œuvre de Andy Warhol


Andy Warhol, artiste décalé a rendu célèbre sur ses toiles des boîtes de soupes Campbell's, mais aussi des bouteilles de Coca-Cola, des héros de BD et de nombreux artistes comme Marilyn Monroe.


Côté technique, Andy Warhol a répandu l'usage du polaroïd et du photomaton, grâce auxquels il sortait "les bobines" de ses personnages en quatre, huit exemplaires et plus si besoin. Les portraits aux diverses expressions étaient ensuite agrandis et sérigraphiés avec des couleurs "percutantes".

Mort en 1987, Andy Warhol est l'un des artistes les plus influents du 20ème siècle.

"Le Grand monde d'Andy Warhol" est une exposition présentée du 18 mars au 13 juillet, au Grand Palais, à Paris.

NB : Un numéro spécial de télérama est sortie à l'occasion de cette exposition




dimanche 29 mars 2009

Des sablés à la confiture, recette pour Christine


Pour obtenir une pâte sablée :
200g de farine, 100g de beurre, 80g de sucre semoule, 1 oeuf - Le tout malaxé afin d'obtenir une pâte élastique.

Cette pâte est étalée fine sur un plan de travail fariné et découpée à l'emporte-pièce de deux tailles.

La base du biscuit est composée d'un morceau de pâte réalisé avec l'emporte pièce cannelé.
Le dessus est coupé avec le même cannelé, qui est vidé au centre par un rond plus petit.


Pour composer un biscuit :

Il faut prendre une base, y placer au centre une cuillère de confiture, ajouter par dessus l'autre morceau de pâte évidé. Les deux parties peuvent être soudées à l'oeuf.

(photos la prochaine fois)

Un jardin, un mouton, un loup, des cochons, une petite fille en rouge, des salades, un potiron et pleins d'histoires autour des légumes, des repas ...

L'association a participé, il y a deux ans, à la fabrication d'un tapis de lecture avec la "complicité" des professeurs des écoles des classes de maternelles.
Les petits de Saint-Agathon en profitent, lors des séances organisées par leur maîtresse.

Ci-dessus quelques détails du tapis - potager :
les carottes, les salades, le loup, un pied de tomates ...

Une séance sur le tapis, c'est quand le lecture s'allie à la troisième dimension, quand le livre se fait doudou, quand la voix de la maîtresse se fait off pour laisser rentrer l'enfant dans le récit comme dans une vraie aventure. C'est le voyage dans l'histoire, sur un tapis magique !

samedi 28 mars 2009

La paëla de Pilar

Quelques photographies de l'atelier paëla :







Des feuilletés aux pommes, un kouin Aman ... et pleins d'idées !


Marianne et dix autres dames et jeunes filles se sont réunies autour de Jean-Michel pour apprendre l'art de la pâte feuilletée.














Un de chaussons aux pommes de cet après-midi très instructif.
- Merci encore pour tous ses précieux savoir- faire professer dans la bonne humeur et une efficacité très professionnelle.


Vous avez toutes le même résultat ?

mercredi 25 mars 2009

Atelier "les bonnes pâtes" du samedi 28 mars

Jean Michel, cuisinier de métier et spécialiste des pâtes, vous propose d'aborder ce thème à travers un exemple de réalisation : les feuilletés aux pommes.

L' atelier se déroulera le samedi 28 mars après-midi, à partir de 14h00, à la salle des fêtes de Saint-Agathon ; il peut accueillir 15 personnes (adultes et ados).

Voici ce que vous avez à apporter pour la réalisation de vos délicieux feuilletés aux pommes, sur les conseils de Jean-Michel :

500 g de farine blanche
300g de beurre demi sel
2OOg de sucre
2 pommes
1 petite casserole
1 rouleau a pâtisserie
1 récipient type "CUL DE POULE"
1 plaque de four et 1 feuille de papier cuisson pour le transport vers le domicile.

N'oubliez pas votre tablier et votre torchon !
3 euros de participation par personnes.

Sont inscrits à ce jours : Katell B, Brigitte Roehrig, Océane Plapous, Christine Van Landeghem, Chantal Vitel, Annie Carvennec, Elise Balcou, Marianne

Les masques Gèlèdé, magie et pouvoir des mères

Merci à M. AUGEL de nous avoir autorisé à prendre un cliché de ce masque
Collection Jean-Yves Augel, Guingamp.

L'exposition à l'espace Mitterrand présente 125 pièces.

Une première en France.

À... comme Art. Ce sont des collectionneurs passionnés d'art africain qui ont accepté de prêter leurs oeuvres au Guingampais Jean-Yves Augel qui partage son temps entre la France et sa terre d'adoption, l'Afrique de l'Ouest.

C... comme cérémonie. Dansées et chantées aux rythmes des percussions, elles mettent en scène nuitamment des danseurs masculins, parés d'attributs et de vêtements féminins. Véritables oeuvres d'art aux multiples symboles, les masques cimiers (portés sur le haut du crâne), polychromes et en bois sculptés, affichent les traits caractéristiques de l'esthétique Yoruba, tels les yeux en amande, les scarifications...

E... comme exposition. Appuyée par des photographies et un documentaire sur les cérémonies réalisées par Guénaël Fassier et Jean-Yves Augel, l'exposition présente 125 pièces. Les masques cimiers et ventraux, représentatifs d'un siècle de tradition Gèlèdé, côtoient tambours, chasse-mouches, gongs, calebasses musicales et autres sonnailles de chevilles. Les organisateurs entendent ainsi mettre en lumière un art populaire qui puise sa créativité contemporaine dans sa tradition religieuse.

G... comme Gèlèdé. Masques Gèlèdé, magie et pouvoir des mères au Bénin... C'est le fil conducteur de l'exposition proposée pour la première fois en France. Cet ensemble unique de masques et d'objets de la société Gèlèdé puise ses racines dans la religion animiste teintée de culte vaudou, entre Nigeria, Bénin et Togo. L'occasion de pénétrer les multiples facettes d'une société secrète qui voue un culte aux « mères sur fond de mascarades qui rythment les saisons de récoltes comme les aléas de la vie.

M... comme mères. En adorant les « Mères », le Gèlèdé célèbre le pouvoir de la femme. En donnant la vie, elle maîtrise ses mystères, insondables pour les hommes. En devant sorcière, elle peut aussi semer le désordre, reprendre la vie. Le pouvoir mystique des « Mères » tient de l'ambivalence, partagé entre le bien et le mal. Rendre hommage au pouvoir spirituel des femmes, les apaiser, les divertir, conjurer leurs forces négatives...

P... comme patrimoine. Le patrimoine oral Gèlèdé, toujours bien vivant dans les régions de Kétu, Cové ou encore Savé, à l'est du Bénin, a été proclamé chef-d'oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'Unesco en mai 2001.

Jusqu'au 25 avril, espace François-Mitterrand, du mardi au samedi, de 14 h à 18 h. Entrée libre. En parallèle, la médiathèque organise une expo de photographies et textes sur les instruments de musique africains.

Extrait de Ouest-France, mars 2009

Les boît'hiboux

Une boîte à oeufs, un peu de colle et de peinture et voici une boît'hibou, un masque pour enfant à réaliser en s'amusant !


Création d'Aristide


En parlant de MASQUE !
Du 21mars au 25avril, à Guingamp, Jean-Yves Augel, passionné d'art africain, organise une exposition de masques Gèlèdé, en provenance du Bénin. Parrainé par le musée parisien du quai Branly, le rendez-vous inédit en Europe.
Cette exposition est exceptionnelle et magnifique voir dans la rubrique expo

Légumes gourmands


Un peu de papier de soie, des encres légères et transparentes, un peu de temps à soi : radis, courgettes et carottes sortent de nul part bien avant leur arrivée dans les potagers.


La grosse faim de P'tit Bonhomme

Un album de Pierre DELYE et Cécile HUDRISIER, Didier Jeunesse, 2005



Une histoire de faim qui se déroule comme un voyage initiatique, où l'on apprend que pour avoir du pain, il faut donner quelques chose en échange ... et même travailler !
C'est ce que va faire P'tit Bonhomme. Et il va en voir du monde ! Jusqu'à la Terre qu'il va remercier pour lui avoir donné de l'herbe à échanger avec le cheval ...
Une belle histoire de pain qui se fini dans le partage.

Un livre pour les enfants très instructif (c'est pour ne pas dire "pédagogique" : "Maîtresse tu peux cliquer" ICI).

mardi 24 mars 2009

Fraises espagnoles, un bilan écologique et social catastrophique

Proposé par Anne-Marie, cet article est très intéressant pour tous, surtout que la saison des fraises est encore loin !!!! Par chez nous , c'est pas avant fin mai - juin.


Aquarelle de 1890, Deborah Griscom Passmore,
dans Wikipédia.


PAR Claude-Marie Vadrot,
dimanche 27 avril 2008

Devant le succès de l’article de Claude-Marie Vadrot sur les fraises espagnoles publié le 12 avril 2007, Politis.fr vous en propose une version actualisée en accès libre.

Non seulement les fraises importées d’Espagne n’ont aucun goût, mais elles représentent une catastrophe environnementale et sanitaire. Voici de quoi vous en dégoûter à tout jamais…


D’ici à la mi-juin, la France aura importé d’Espagne plus de 90 000 tonnes de fraises [1]. Enfin, si on peut appeler fraise ces gros trucs rouges, encore verts autour de la queue parce que cueillis avant d’être murs, et ressemblant à des tomates ; avec d’ailleurs à peu prés le goût des tomates. Si le seul reproche envers ces « fruits » était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d’avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre 2 et 3 euros le kilo dans les marchés et les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 kilomètres en camion. A dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 10 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d’échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l’Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l’une des plus fabuleuses réserves d’oiseaux, migrateurs et nicheurs d’Europe.

Il aura fallu qu’une équipe d’enquêteurs du WWF s’intéresse à la marée montante de cette fraise hors-saison, pour que commence à être révélée l’aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française dont une partie, d’ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques quand elle provient également de serres chauffées. Ce qu’on découvert les envoyés spéciaux du WWF et ce que confirment les écologistes espagnols illustre la mondialisation bon marché.

Cette « agriculture » couvre près de 6 000 hectares dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60 % seulement de ces cultures sont autorisées ; les autres sont des extensions « sauvages » sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes. Les fraisiers destinés à cette production, bien qu’il s’agisse d’une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont enfournés en plein été dans des frigos qui simulent l’hiver pour avancer leur production. A l’automne, la terre sableuse est nettoyée, stérilisée, la microfaune détruite, avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d’ozone signée en 1987 (dernier délai en 2005) ; le second, composé de chlore et d’ammoniaque est aussi un poison : il bloque les alvéoles pulmonaires en entraînant de violentes douleurs. Il a longtemps servi de gaz de combat et a été utilisé pour la dernière fois par Ali Hassan Al-Madjid dit Ali le Chimique, au Kurdistan, contre les Chiites et contre les Iraniens pour le régime de Saddam Hussein, ce qui lui a valu l’année dernière une condamnation à la peine de mort…

Qui s’en soucie ? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main d’œuvre marocaine ou roumaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, se réchauffant le soir en brûlant les résidus des serres en plastique qui recouvrent les fraisiers au cœur de l’hiver. Un écolo de la région raconte l’explosion des maladies pulmonaires et de affections de la peau. Les plants poussent sur un autre plastique noir et reçoivent une irrigation goutte à goutte qui transporte les engrais, des pesticides et des fongicides. Pour le lecteur dont l’appétit ne serait pas encore coupé, continuons.

Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié a été installés de façon illégale et dont 80 % tirent plus d’eau qu’ils ne sont autorisés à le faire : en moyenne 4500 m3 par hectare. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d’Andalousie, entraîne l’exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu’une trentaine d’individus dans la région. Leur seule nourriture, les lapins, sont en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastiques, le noir et le blanc, sont soit emportés par le vent, soit enfouies n’importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés soit de retourner chez eux, soit de s’exiler ailleurs en Espagne. Pour se faire soigner à leurs frais après avoir respiré les produits nocifs.

La production et l’exportation de la fraise espagnole -l’essentiel étant vendu avant la fin de l’hiver et en avril- représente ce qu’il y a de moins durable comme agriculture et bouleverse ce qui reste dans le public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc où les industriels espagnols de la « fraise » commencent à s’installer. Avant de venir de Chine d’où sont déjà importés des pommes encore plus traités que les pommes françaises.

Dommage que les consommateurs se laissent prendre, comme ils se laissent prendre aux asperges « primeur » en provenance de la même région et bénéficiant des mêmes soins chimiques. Au lieu d’attendre quelques semaines que les producteurs de proximité offrent les mêmes produits sur des marchés de proximité.

Notes

[1] Pour une consommation française marchande annuelle de 130 000 tonnes

samedi 21 mars 2009

Pets de nonnes

- 300 g de farine
- 125g de sucre cristallisé
- 50g de sucre semoule
- 20cl d'eau
- 2CS de fleur d'oranger
- 4 oeufs
- 120g de beurre salé



Le sucre, l'eau et le beurre sont mélangés et chauffés dans une casserole, sans passer à l'ébullition.
Hors du feu, versez la farine, en remuant énergiquement.
Remettez sur le feu tout en continuant à tourner, ajoutez un à un les oeufs, puis la fleur d'oranger.
Dans l'huile chaude, faites glisser à l'aide d'une petite cuillère des boule de pâte.
La cuisson prend 4 à 5 minutes, les petits beignets sont cuits lorsqu'ils sont tout dorés.
Egoutez-les sur un papier absorbant et faites les rouler dans le sucre cristallisé.


Anecdote sur l'origine de ces beignets : une des versions

Fulbert-Dumonteil, dans sa France Gourmande, situe la naissance du pet-de-nonne à l'abbaye de Marmoutier, réputée à l'époque pour sa cuisine. Lors de la préparation d'un repas de la saint Martin, où l’archevêque de Tours devait bénir une relique du manteau du saint patron tourangeau, tout le monde s'affairait autour des fourneaux.

« Soudain, un bruit étrange et sonore, rythmé, prolongé, semblable à un gémissement d'orgue qui s'éteint, puis aux plaintes mourantes de la brise qui soupire dans les cloîtres, vient frapper de stupeur l'oreille indignée des bonnes sœurs. »

L'auteur de ce bruit, une novice de l'abbaye prénommée Agnès, gênée face à ses coreligionnaires, aurait alors chancelé malencontreusement laisser tomber une cuillerée de pâte à chou dans une marmite de graisse chaude.

D'après Wikipédia


La Guimauve à l'eau de rose


Poudrez de sucre glace, après l'avoir huilé, un moule plat de 2 cm de haut (genre plat à four, lèche frite).
Faites fondre 20 feuilles de gélatine (40g) dans de l'eau froide.
Battez 4 blancs d'oeufs fermes avec 40g de sucre poudre ou glace.
Faites bouillir 40g de sucre poudre avec 20cl d'eau et une cuillère de miel, environ 7 à10 minutes.
Hors du feu rajoutez dans la casserole de sucre en filet : l'eau de rose (4 cuillères à soupe), 2 à 3 gouttes de colorant alimentaire rouge, la gélatine égouttée ; mélangez bien pour rendre la pâte bien homogène. Amalgamez la aux blancs en neige, sans casser les blancs.
Versez dans le moule et laissez prendre 2 heures au réfrigérateur.
A sa sortie du froid, la guimauve peut être coupée en cubes réguliers ou en bandes et roulée dans du sucre glace.

vendredi 20 mars 2009

Le four à pain de la rue des Marronniers

Coucou ! C'est moi le four de la rue des Marronniers ! Caché comme un trésor sous la verdure, j'attends ma restauration avant de reprendre peut-être du service.

Photo de Christophe Mahé, merci Christophe.

Les fours à pain, omniprésents autrefois dans les campagnes avec les moulins et les puits, sont les témoins de l'importance primordiale donnée au pain et à l'eau dans les civilisations rurales.

Posséder un puits, un moulin ou un four à pain était considéré jadis comme le symbole d'un position sociale confortable et enviée. Le plus souvent, il fallait avoir recours au moulin ou au " four banal " du seigneur ou de l'abbaye pour le petit paysan jusqu'à la Révolution qui abolira ces droits définitivement.

Aujourd'hui, ces petits édifices ruraux que sont fours à pain sont remis à l'honneur et font l'objet de restauration comme le sera peut être celui situé rue des Marronniers.




Comme partout ailleurs en France , le four faisait partie du paysage rural en Bretagne. Situé à l'intérieur, accolé à la maison d'habitation ou bien carrément isolé des autres bâtiments, il constituait avec le puits un des éléments majeurs de l'habitat puisqu'il assurait la cuisson du pain, élément de base de l'alimentation.


D'après l'amicale laïque réapprendre le pain à Plouguenast

C'est avec l'autorisation de la Commune et la volonté de bénévoles de Saint-Agathon que des associations ont le projet de se lancer dans la restauration du four à pain de la rue des Marronniers.

- Des informations sur l'origine et l'histoire de ce four doivent être collecter.

- Des conseils de personnes "spécialistes" ou ayant déjà fait ce type de restauration seront les bienvenus.

- Un planning devra être établi pour organiser les tâches autour et sur le four.

Sophie Binois, en tant que "voisine du four", se propose d'être l'interlocutrice pour En bout de table.

Une réunion inter-associative et avec des élus sera annoncer pour organiser le projet.

Une belle histoire de renaissance à suivre ...

Un site indiqué par Christophe : TIEZ-BREIZ ICI


Les religieux et la gastronomie

Les ordres religieux ont joué un grand rôle en gastronomie, bien que l’on puisse les croire plus portés vers la contemplation, la prière et le service de Dieu, qu’aux choses de ce bas monde comme la gastronomie...

Religieuses au chocolat
Religieuses au chocolat

Historiquement, aux temps troublés du haut Moyen Age, les abbayes ont joué un grand rôle à la fois comme conservatoire de la gastronomie antique, et comme créateurs de nouveaux produits :

Les bénédictins ont, dans leurs bibliothèques et leurs scriptoriums, copié les textes antiques, certes sacrés mais aussi profanes, comme Apicius, Coulemelle Athénée, Virgile, Horace, etc… En témoigne l’argument du célèbre roman Umberto Ecco, Le nom de la rose, qui tourne autour du traité caché d’Aristote sur le rire.

Les cisterciens, à la suite de Saint Bernard de Clairvaux, ont créé un véritable modèle économique en défrichant les déserts. Ils ont asséché les marécages et drainé les étangs qu’ils ont empoissonnés, ce qui répondait aux besoins du carême, et ont développé l’agriculture et l’élevage.


Comme de nombreux monastères recevaient la dîme en nature, et notamment en lait, ils ont étudié les moyens de conservation de celui-ci en fromages. De très nombreux fromages ont été créés par les moines : le münster (monastère en allemand), le saint nectaire, le maroilles, les fromages d’abondance en Savoie et la tête de moine en Suisse, ainsi appelée car ce fromage rond est découpé en fleurons ou girolles, ce qui donne au fromage en partie décapé l’aspect d’une tonsure.


Le saint-nectaire
Le saint-nectaire


Au XVIIe siècle et jusqu’à nos jours, les cisterciens réformés ou trappistes, ont maintenu cette tradition et il existe de très nombreux fromages monastiques : le port salut (à l’origine "port du salut", désormais industriel sans rapport avec les bons moines)

Cependant, face à ces honorables attentions, les besoins de financement des monastères pour veiller à leur entretien et pour assurer le revenu des abbayes aux abbés commanditaires qui siègent plus à la cour que dans leur siège abbatial, ont entraîné la fabrication et la commercialisation de produits plus rentables et plus aimables.

Ainsi les ordres religieux féminins se sont spécialisés dans la fabrication des petits gâteaux, des pâtisseries et des confiseries (feuillantines, pets de nonne, etc…).

Même un ordre sévère comme les chartreux se sont lancés dans la fabrication de liqueurs et d’alcools comme la célèbre chartreuse, désormais fabriquée à Voiron et non plus dans le monastère de la Grande Chartreuse. Ils ont servi de modèle à Alphonse Daudet pour l’élixir de Révérend Père Gaucher qui n’échappe pas aux dérives de l’ivresse.

Les bons moines cependant se révélèrent souvent être des émules des moines de Saint Bernardin : l’ordinaire des couvents était souvent fort peu maigre, et ne négligeait ni les viandes, ni les chapons, ni les charcuteries. Les trois messes basses dans les contes du lundi en sont une bonne illustration, où les gélinotes appétissantes conduisirent dom Balaguère en enfer. D’ailleurs, après la Révolution, Grimod de la Reynière, l’auteur des almanachs gourmands et le créateur des jurys dégustateurs, se réjouit de la dissolution des ordres religieux, car le prix des sarcelles, très recherchées par les moines pendant le carême, avait beaucoup baissé.

Mendiants au chocolat
Mendiants au chocolat

Cependant, le peuple se vengea : en gastronomie, en mangeant des religieuses. Cette anthropophagie métaphorique débutant très tôt, puisque l’on désigne les fruits secs sous le nom de mendiants. A chaque ordre prêcheur était attribué un fruit sec : le père André, prédicateur renommé, aurait expliqué à Louis XIII l’origine de l’attribution d’un fruit sec à chacun des ordres prêcheurs : « on appelle les fruits du carême, quatre mendiants, parce que chacun des fruits qui les composent a pour patron un des quatre ordres mendiants : les franciscains capucins sont des raisins secs, les récollets sont des figues sèches, les minimes ressemblent à des amandes avariées et les carmes déchaux ne sont que des noisettes vides. Les fruits secs rappelaient la couleur des robes de ces moines. La figue grise pour le froc des franciscains et des capucins, l’amande blanche pour la robe blanche des dominicains, la noisette pour la robe brune des carmes, le raisin de malaga, violet foncé comme celle des augustins.

De nos jours, on consomme toujours des mendiants (au chocolat) et beaucoup d’autres religieux : les religieuses (nées au XIXe siècle), les feuillantines, les pets de nonnes ; les fromages comme la tête de moine ou le chaussée aux moines de création récente ; les capucins tiennent la palme, car ils peuvent être consommés à la fois sous forme de mendiants, de lièvre (le capucin est un vieux lièvre) et de cappuccino, variété de café italien, tous produits qui rappellent la couleur de leur robe.

Saint François d’Assise portant le capuchon, peint par Francisco de Zurbarán (1658), et le cappuccino qui tire son nom de la couleur de la robe des moines
Saint François d’Assise portant le capuchon, peint par Francisco de Zurbarán (1658), et le cappuccino qui tire son nom de la couleur de la robe des moines

d'après Jean VITAUX

jeudi 19 mars 2009

Les Madeleines : les bases, la recette de Sophie


Selon des sources incertaines, la madeleine remonterait à l'origine du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, où, une jeune fille nommée « Madelaine », aurait offert aux pèlerins un gâteau aux œufs, moulé dans une coquille Saint-Jacques, emblème du pèlerinage.
d'après Wikipédia
Il y a tellement de "Madeleine" !


Celle qui nous intéresse aujourd'hui se mange pour le plaisir des petits et des grands.

En voici les bases, à vous d'y marier des ingrédients , selon votre goût.

En effet, au citron, au chocolat, à la vanille, au thé, à la fleur d'oranger, au rhum, aux amandes ... la Madeleine s'adapte à toutes les alliances parfumées (voir la recette de Katell "madeleine au thé machta").

Pour 24 madeleines :

120g de beurre, 200g de farine, 1/2 sachet de levure, 3 oeufs, 150g de sucre, 3 cuillères à soupe de lait.

- Faire fondre le beurre.

- Tamisez la farine et la levure.

- Mélangez les oeufs, le sucre + le lait et le beurre fondu. Votre pâte doit être lisse.

- Laissez reposer au frais pendant 15 minutes.

- Pendant ce temps, préchauffez votre four (th8-9 = 250°).

- Beurrez les moules si besoin.

- Remplir au 3/4 les moules et enfournez pour 10 minutes, à 200° (th6 ou 7).

- Démoulez les madeleines encore tièdes.


Et attention à la dégustation ! Il y en a à qui cela fait de l'effet :

"Il y avait déjà bien des années que, de Combray, tout ce qui n’était pas le théâtre et le drame de mon coucher n’existait plus pour moi, quand un jour d’hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j’avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d’abord et, je ne sais pourquoi, je me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblaient avoir été moulés dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse : ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi. J’avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D’où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu’elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D’où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Où l’appréhender ? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m’apporte un peu moins que la seconde. Il est temps que je m’arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n’est pas en lui, mais en moi. Il l’y a éveillée, mais ne la connaît pas, et ne peut que répéter indéfiniment, avec de moins en moins de force, ce même témoignage que je ne sais pas interpréter et que je veux au moins pouvoir lui redemander et retrouver intact à ma disposition, tout à l’heure, pour un éclaircissement décisif. Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C’est à lui de trouver la vérité. Mais comment ? Grave incertitude, toutes les fois que l’esprit se sent dépassé par lui-même ; quand lui, le chercheur, est tout ensemble le pays obscur où il doit chercher et où tout son bagage ne lui sera de rien. Chercher ? pas seulement : créer. Il est en face de quelque chose qui n’est pas encore et que seul il peut réaliser, puis faire entrer dans sa lumière.

Et je recommence à me demander quel pouvait être cet état inconnu, qui n’apportait aucune preuve logique mais l’évidence de sa félicité, de sa réalité devant laquelle les autres s’évanouissaient. Je veux essayer de le faire réapparaître. Je rétrograde par la pensée au moment où je pris la première cuillerée de thé. Je retrouve le même état, sans une clarté nouvelle. Je demande à mon esprit un effort de plus, de ramener encore une fois la sensation qui s’enfuit. Et, pour que rien ne brise l’élan dont il va tâcher de la ressaisir, j’écarte tout obstacle, toute idée étrangère, j’abrite mes oreilles et mon attention contre les bruits de la chambre voisine. Mais sentant mon esprit qui se fatigue sans réussir, je le force au contraire à prendre cette distraction que je lui refusais, à penser à autre chose, à se refaire avant une tentative suprême. Puis une deuxième fois, je fais le vide devant lui, je remets en face de lui la saveur encore récente de cette première gorgée et je sens tressaillir en moi quelque chose qui se déplace, voudrait s’élever, quelque chose qu’on aurait désancré, à une grande profondeur ; je ne sais ce que c’est, mais cela monte lentement ; j’éprouve la résistance et j’entends la rumeur des distances traversées.

Certes, ce qui palpite ainsi au fond de moi, ce doit être l’image, le souvenir visuel, qui, lié à cette saveur, tente de la suivre jusqu’à moi. Mais il se débat trop loin, trop confusément ; à peine si je perçois le reflet neutre où se confond l’insaisissable tourbillon des couleurs remuées ; mais je ne puis distinguer la forme, lui demander, comme au seul interprète possible, de me traduire le témoignage de sa contemporaine, de son inséparable compagne, la saveur, lui demander de m’apprendre de quelle circonstance particulière, de quelle époque du passé il s’agit.

Arrivera-t-il jusqu’à la surface de ma claire conscience, ce souvenir, l’instant ancien que l’attraction d’un instant identique est venue de si loin solliciter, émouvoir, soulever tout au fond de moi ? Je ne sais. Maintenant je ne sens plus rien, il est arrêté, redescendu peut-être ; qui sait s’il remontera jamais de sa nuit ? Dix fois il me faut recommencer, me pencher vers lui. Et chaque fois la lâcheté qui nous détourne de toute tâche difficile, de toute œuvre importante, m’a conseillé de laisser cela, de boire mon thé en pensant simplement à mes ennuis d’aujourd’hui, à mes désirs de demain qui se laissent remâcher sans peine.

Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. ..."

Extrait de "A la Recherche du Temps perdu ; Du côté de chez Swann", Marcel Proust, 1913.

dimanche 15 mars 2009

Le tag de Katell : la réponse de Brigitte

Le tag semble un exercice assez répandu chez les blogueurs. Il faut répondre ici à la question "et si tu avais à choisir un auteur, un acteur ... ?"
Katell, de chatperlipopette m'a lancé le défit alors ... d'abord merci Katell et puis ...

Attention ! Voici mes choix, ils sont très très hétéroclites :

Ecrivains :
Français : Un homme dont les écrits me font rêver depuis toute petite à pieds, à cheval, en bateau et en sous-marin. C'est l'Aventure enivrante avec Jules Verne, l'originalité, la Création, l'imagination !


Etranger : là c'est encore plus facile pour moi ! Pour ses histoires de super héros avant tout le monde. Des hommes aux femmes, que de modèles !
J'aime Ulysse et Pénélope, là aussi, ça fait très longtemps.
Je fais le choix de Homère l'énigmatique écrivain grec.


Les comédiens :
Français :
Jean Gabin, le grand monsieur du cinéma, bourru, un peu ours. Je l'ai choisi car il me rappelle mon grand-père, bourru également et marié aussi à une Simone.
Un acteur, jeune à l'époque racontait que Jean Gabin l'avait incendié lors d'un tournage parcequ'en coupant le pain des en-cas, le jeune homme mettait des miettes partout.
C'est un truc qui m'agace aussi ... presque tous les jours !


Etranger : Taguada, taguada, taguada ... quand j'étais p'tite c'est avec John que j'ai parcouru les plaines des Etats-Unis à la conquête du grand ouest, c'était "trop bien" (à l'époque on ne disait pas comme cela). C'était Zorro, tiens d'ailleurs j'aime bien Zorro aussi ! Et puis il a tourné dans "Maman de mon coeur" et ça, il fallait le faire !


Chanteurs :

Là c'est du gâteau ! Je chante Carmen, toute seule, quand je fais des crêpes. Julia et Placido sont mes favoris rien que pour cet opéra si bien interprété. La femme est au coeur de l'histoire, elle est aussi femme de coeur et de caractère ... Olé ! Et ces voix !!!!


Humoriste :
Je choisi Raymond Devos, car c'est le premier humoriste qui m'a fait rire avec ses jeux de mots, il "alimentait bien la conversation".
Pour les autres humoristes très nombreux, j'ai souvent du mal à cause de la vulgarité.


Pour les films, c'est très difficile pour moi (Je vais peu au cinéma).
J'ai envie de dire que j'aime bien les miens, ceux que je me fais toutes seule, en rêvant ! Ils ne comptent pas (?) Alors, je fais le choix des Disney avec un grand faible pour Blanche Neige.
Non ! Il ne faut pas rire !



Des mots : Famille, Enfants, Amour, Fidélité, Force, Partage, ...